1. Vie fixée, dissémination du pollen et dispersion des graines

1.1. Transport des grains de pollen

Pour que la fécondation ait lieu, le grain de pollen doit nécessairement être transporté de l'étamine vers le pistil. Du fait de leur nature fixée, les plantes ont donc besoin d'un agent extérieur pour réaliser cela. Ces agents pollinisateurs peuvent être l'environnement (le vent peut secouer les étamines et ainsi disperser les grains de pollen, l'eau peut aussi jouer le même rôle) ou des animaux et plus particulièrement des insectes.

Dans ce cas, les fleurs ont développé des mécanismes afin d'attirer les pollinisateurs (à l'aide de nectar, de signaux visuels ou olfactifs particulier).

La relation entre la fleur et le pollinisateur peut être très étroite au point que les deux partenaires évoluent conjointement, l'un influencé par l'autre : on parle de coévolution.

C'est le cas par exemple du papillon sphinx pollinisateur de l'Orchidée Comète. Pour accéder au nectar de la fleur, le papillon doit introduire sa trompe dans l'éperon nectarifère (pétale modifiée).  Pour se faire, il doit se poser sur la fleur et ainsi être en contact avec le pollen qui s'accroche à son corps. Lorsque ce papillon ira butiner une autre Orchidée, il déposera les grains de pollen sur le stigmate de celle-ci et ainsi permettre la pollinisation.

Plus la trompe du papillon est longue, plus il passera du temps à se nourrir du nectar de la fleur et plus la pollinisation a de chance de réussir.

Le sphinx et l orchidee

Le sphinx et l'orchidée

1.2. Dissémination des graines

Une fois la fécondation effectuée, toutes les pièces florales fanent à l'exception du pistil qui donnera le fruit et des ovules fécondés contenus dans celui-ci qui donneront les graines.

Le fruit contenant les graines doit à son tour être dispersé afin d'assurer la germination de la graine dans le sol. Plusieurs stratégies sont ici mises en œuvre par la plante afin d'assurer cette dispersion et la colonisation du milieu : 

►L'anémochorie est la dispersion des fruits par le vent : c'est le cas du pissenlit

►L'hydrochorie est la dispersion des fruits par l'eau : c'est le cas de la noix de coco

►La zoochorie est la dispersion des fruits par les animaux soit en les ingérant puis en disséminant les graines ensuite en déposant leur crotte (le cas des cerises) soit en s'accorchant à  leur fourrure (par exemple pour les bardanes)

Le phénomène de coévolution est là encore observé entre la plante et l'animal disséminateur

2. Défense des plantes face aux agressions

2.1. Adaptation des plantes aux conditions du milieu

Les variations de l'apport en eau et une chute de température trop importante sont deux conditions environnementales qui ont nécessité des adaptations particulières des plantes. Plusieurs mécanismes, actifs ou passifs, permettent à la plante d'économiser de l'eau ou bien de se prémunir du froid.

La déshydratation peut être évitée ou ralentie à l'aide de la présence d'une cuticule à la surface de la feuille qui empêche les pertes hydriques. La régulation de l'ouverture des stomates permet aussi de diminuer les pertes d'eau (ouverture moins importante lorsqu'il fait chaud). On peut aussi remarquer le mécanisme particulier de l'Oyat, dont les feuilles se replient sur elles-mêmes afin de limiter les pertes en eau :

coupe transversale feuille oyat

Comportement de la feuille de l'Oyat en fonction de la teneur en eau de l'atmosphère

Pour se protéger du froid, les cellules qui composent les troncs des arbres sont des cellules mortes remplies d'air (le suber ou plus communément appelé le liège) forment une couche thermo-isolante. La chute des feuilles, mécanisme actif, contribue aussi à diminuer l'impact du gel ou de basse température. Enfin, des protéines antigel présentes dans la cellule végétale peuvent inhiber la croissance des cristaux de glace et ainsi empêcher des dommages souvent irréversibles.

ecorce liege

Écorce d'un arbre

2.2. Adaptation des plantes face aux agressions d'autres êtres vivants

Ne pouvant se déplacer, les plantes se trouvent sans possibilité de fuite face aux herbivores. Certaines stratégies défensives  permettent néanmoins aux plantes de se défendre ou d'éloigner les animaux.

Des structures spécialisées comme les épines ou les poils urticants (chez l'ortie) peut limiter les risques de broutages. D'autres plantes produisent des substances toxiques ou répulsives comme la nicotine du tabac ou le menthol de la menthe.

Enfin, il existe des relations symbiotiques entre des plantes et des insectes, les premières offrant habitation et nourritures aux insectes qui à leur tour protègent la plante contre certains herbivores.

fourmi acacia

La fourmi protège l'acacia en échange d'un habitat

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